Durant trois jours, 500 jeunes, dont 125 filles et 375 garçons, sont sensibilisés et formés autour des enjeux liés à la paix, à la cohésion sociale et à la prévention des conflits. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Protocole d’Accord entre le Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté et le ministère en charge de la Jeunesse.
À travers cette activité, le PNCS entend donner aux jeunes des connaissances et des outils pratiques leur permettant de mieux comprendre les mécanismes de prévention des conflits, de favoriser le dialogue et de contribuer au renforcement du vivre-ensemble dans leurs communautés.
Les sessions portent notamment sur la cohésion sociale, la prévention et la gestion pacifique des conflits, la médiation communautaire, la gestion des conflits familiaux, la communication non violente, ainsi que le rôle et la responsabilité des jeunes dans la consolidation de la paix, conformément à la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les participants prennent également part à des jeux de rôle, des simulations de médiation et de dialogue communautaire, des quiz, des sketchs éducatifs et des conférences-débats, afin de mettre en pratique les connaissances acquises.
Cette démarche vient renforcer la vocation du Centre de Service Civique de Daloa, qui accueille sa deuxième cohorte depuis son ouverture en novembre 2025. D’une capacité de 500 jeunes, le Centre assure une formation de six mois, comprenant deux mois de resocialisation et quatre mois de formation qualifiante. Les pensionnaires peuvent notamment se former au carrelage, à la maçonnerie, à l’électricité bâtiment, à la mécanique automobile, à la pâtisserie, à l’élevage, à la climatisation, à l’esthétique ou encore à la couture.
Mais au-delà de l’apprentissage d’un métier, le Centre entend également contribuer à former des citoyens responsables. C’est tout le sens de cette collaboration avec le PNCS, qui vise à transformer le stagiaire volontaire en véritable « artisan de paix ».
Pour la Directrice Générale du PNCS, Mangoua Laurette Soro, la jeunesse occupe une place déterminante dans la consolidation de la paix. S’adressant aux stagiaires volontaires, elle les a invités à devenir des « ambassadeurs de la paix et du vivre-ensemble », capables de jouer un rôle actif dans la prévention des tensions et le renforcement de la cohésion sociale.
L’activité de Daloa s’inscrit par ailleurs dans la continuité du projet « Les bénévoles pour la paix », mis en œuvre dans le cadre des élections apaisées de 2025. Cette initiative avait permis de mobiliser, former et déployer 6 500 jeunes bénévoles sur l’ensemble du territoire national autour du dialogue intercommunautaire, de la prévention des conflits, de la sensibilisation citoyenne et de la médiation sociale.
Pour le représentant du Préfet de la région du Haut-Sassandra, Yaya Bamba, le Service Civique doit être perçu comme une opportunité. « Le Service Civique n’est pas une punition. C’est une chance », a-t-il rappelé aux jeunes, les exhortant à faire de leur passage au Centre une véritable école de discipline, de travail et de responsabilité.
À travers cette initiative, le PNCS veut ainsi inscrire durablement la culture de la paix dans le parcours de ces jeunes. À leur sortie du Centre, l’enjeu sera qu’ils ne soient pas seulement des jeunes formés à un métier, mais également des citoyens capables d’écouter, de dialoguer, de prévenir les tensions et de promouvoir le vivre-ensemble.