À l’heure où la consolidation de la cohésion sociale demeure une priorité nationale, le Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, à travers la Direction de la Consolidation de la Paix et de l’Unité Nationale, a organisé, le vendredi 29 mai 2026 à Sassandra, un atelier de renforcement des capacités des acteurs sociaux sur leur contribution à la consolidation de la paix et à la promotion du vivre-ensemble.
Présidée par la Directrice de la Consolidation de la Paix et de l’Unité Nationale, représentant la Directrice Générale de la Cohésion Nationale, NIANZOU YAPO Laure Sylvie, cette rencontre a enregistré la participation effective de quatre-vingt-sept (87) personnes, dépassant ainsi l’objectif initial fixé à quatre-vingts participants. Guides religieux, chefs traditionnels, responsables de jeunesse, leaders d’associations de femmes et leaders communautaires ont répondu massivement à l’appel du ministère.
À l’ouverture des travaux, la représentante de la Directrice Générale a transmis aux participants les salutations de Madame la Ministre avant de rappeler la responsabilité qui incombe à chaque acteur social dans la préservation de la paix. « La paix n’est jamais un acquis définitif. Elle se construit chaque jour grâce à notre capacité à dialoguer, à nous écouter et à privilégier l’intérêt général. Vous êtes des relais indispensables pour prévenir les tensions et promouvoir le vivre-ensemble au sein de vos communautés », a-t-elle déclaré.
Elle a, par ailleurs, exhorté les participants à s’approprier pleinement les enseignements de l’atelier afin de faire émerger des réponses adaptées aux réalités locales.
Les échanges ont été structurés autour de deux modules majeurs. Le premier, consacré à la promotion des valeurs de paix et d’unité nationale, a permis aux participants de revisiter les fondements du vivre-ensemble, les attitudes favorables au renforcement de l’unité nationale ainsi que les défis qui continuent de fragiliser la cohésion sociale.
Le second module a porté sur la contribution spécifique des différentes catégories d’acteurs sociaux à la consolidation de la paix. Répartis en groupes de travail, les participants ont partagé leurs expériences de terrain, identifié les difficultés rencontrées et formulé des recommandations concrètes.
Les leaders communautaires ont notamment évoqué les contraintes liées aux déplacements dans le cadre de la gestion des conflits intercommunautaires. Les chefs traditionnels ont attiré l’attention sur certaines tensions relatives à la chefferie et aux délimitations des terroirs.
De leur côté, les guides religieux ont insisté sur les dangers de la manipulation politique et la nécessité d’intensifier les actions de sensibilisation. « Nos lieux de culte doivent rester des espaces d’éducation à la tolérance, au pardon et à la fraternité.»
Les femmes ont, quant à elles, plaidé pour le respect de la liberté d’opinion, une plus grande implication dans les mécanismes de prévention des conflits et le renforcement de leur autonomisation économique.
Les jeunes participants ont dénoncé les phénomènes d’instrumentalisation politique et appelé à la multiplication des initiatives favorisant leur insertion socioprofessionnelle.
Au-delà des discussions, les participants ont été sensibilisés à la nécessité de placer l’intérêt général au-dessus des considérations individuelles, de résister à la désinformation et aux discours de haine, de promouvoir le dialogue intercommunautaire et de cultiver les valeurs de solidarité, de tolérance et de respect mutuel.
À l’issue de l’atelier, ils ont réaffirmé leur volonté d’être de véritables artisans de paix au sein de leurs communautés et ont recommandé la pérennisation de ce type d’initiatives ainsi que la création de cadres permanents de dialogue intercommunautaire dans la région du Gbôklè.
Par cette initiative, le Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté réaffirme son choix stratégique de la prévention à travers le dialogue, la sensibilisation et le renforcement des capacités des relais communautaires.