Le Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, à travers le Programme National de Cohésion Sociale (PNCS), a réuni, le jeudi 26 mars 2026 à Oumé, les forces vives du département pour traduire en actions concrètes les recommandations issues du Diagnostic Communautaire Participatif.
Dès l’ouverture, la Directrice Générale du PNCS, Mangoua Laurette épouse Soro, a fixé le cap. « Créer des espaces de dialogue sincère, où chacun peut exprimer ses peurs, ses espoirs et ses blessures sans crainte ni jugement ». Une orientation qui place la parole et l’écoute au cœur de la cohésion sociale.
Cette rencontre intervient après un processus engagé depuis mai 2025, ayant mobilisé près de 200 acteurs locaux issus des communautés Gban, Gouro, Baoulé, Malinké et non-nationales, autour de formations en communication non violente et d’un diagnostic de terrain.
Les échanges ont permis de dégager des priorités claires. La question foncière s’impose comme un enjeu central, avec des recommandations portant sur la clarification des limites, la vulgarisation des textes et l’accès aux certificats fonciers. Dans le même esprit, la lutte contre l’orpaillage illégal est apparue comme une nécessité pour préserver l’équilibre du département.
Sur le plan social, les participants ont proposé l’instauration d’une « Journée du Pardon » afin de renforcer la réconciliation. Ils ont également insisté sur l’importance de créer des opportunités économiques pour les jeunes, à travers des appuis aux activités génératrices de revenus.
Les préoccupations liées au cadre de vie et à la sécurité ont aussi été prises en compte, notamment à travers des recommandations visant l’amélioration de l’assainissement, le renforcement de l’éclairage public, l’intensification des patrouilles et la lutte contre la drogue.
Pour le Préfet du département, Kouacou Yao Elysée, « la cohésion sociale est indispensable au développement », invitant ainsi chaque acteur à s’engager pleinement dans la consolidation de la paix.
Afin d’assurer le suivi des décisions, un comité a été mis en place pour prévenir les conflits et veiller à la mise en œuvre effective des recommandations.
À Oumé, le message est clair, la paix ne se limite plus aux discours, elle se construit désormais par des actions concrètes.
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